Mvmt_Fev_2008

Réunis le samedi 22 avril 2017 dans la salle Bangkok du centre culturel Piano Fabriek situé au numéro 35 de la Rue du Fort à Saint-Gilles, Bruxelles, le Mouvement de Février 2008 a redéfini en assemblée générale ordinaire les nouveaux axes de son combat pour l’instauration d’un véritable Etat de droit au Cameroun.

Enjeux

Tout compte fait, la question camerounaise est d’importance et le contexte s’y prête. La société camerounaise est devenue clocharde et les ménages ne cessent d’égrener au quotidien le chapelet de la misère et de l’exclusion sociale .

Deux heures d’intenses travaux ont suffi pour jeter les nouvelles bases d’un combat sans appel pour l’instauration d’un véritable Etat de droit au Cameroun. Le ton est donné. Les différents membres du Mouvement de Février 2008 ont disséqué le système politique en vigueur au Cameroun pour mettre en évidence les tumeurs qui rongent ce pays.

L’essentiel aujourd’hui se trouve dans le répertoire d’actions à mobiliser. Comment procéder pour changer le Cameroun, Comment amener le pouvoir en place à indemniser les victimes des émeutes de février 2008 telle que recommandée par l'ONU ? Doit-on continuer à empiler communiqués, tracts et mots pour prétendre éveiller les consciences sur la situation chaotique dans laquelle se trouve le Cameroun ?

Le Mouvement de Février 2008 est convaincu que l’heure n’est ni aux intrigues, ni aux insinuations vexatoires, ni à de sales manœuvres de positionnement. "A nos braves soldats mobilisés et mis en ordre de bataille dans la partie septentrionale du Cameroun, pour la défense de la patrie, le Mouvement de Février 2008 vous portent le témoignage du soutien et des encouragements des citoyennes et citoyens camerounais."

S'agissant de nos martyrs

Les membres du Mouvement de Février 2008 sont unanimes et insistent sur le fait que les victimes des émeutes de février 2008 au Cameroun doivent être indemnisées par le gouvernement camerounais et aussi, réclame une enquête pénale internationale car, quoi qu'il en soit, il faudra un jour que lumière soit faite sur cette effroyable affaire.

Et cela passe par le devoir de mémoire que chaque citoyen camerounais doit faire preuve: ne jamais oublier ces victimes, ces martyrs! Car c'est à force d'oublier les victimes comme celles de février 2008 , comme celles de 2017 dans les parties anglophones du Cameroun que le bilan de la tragédie du Cameroun reste dans le silence de la conscience nationale camerounaise et celle de la communauté internationale et celle de notre conscience collective.

Le monde sera toujours dangereux, non pas tant à cause des gens qui commettent ces actes de cruauté, mais à cause des gens qui regardent et laissent faire

Lobbying

Sur le champ politique aussi, des actions destinées à attirer l’attention de la communauté nationale et internationale sur la situation critique du Cameroun ne sont pas à négliger . Il est temps que l’on comprenne la nécessité de questionner les institutions africaines et Occidentales sur leurs soutiens aux régimes dictatoriaux en Afrique

Plainte contre le Cameroun à la CPI pour crimes contre l'humanité

Des avocats internationaux et camerounais préparent actuellement un dossier qui pourrait déboucher sur une plainte contre le Cameroun à la CPI. Le Mouvement de Février 2008 avec ses conseils sont convaincus que les exactions des forces de l’ordre sur les populations en février 2008 et celles faites récemment sur les populations des régions anglophones au Cameroun s’apparentent au crime contre l'humanité.

Selon la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, il y a génocide dans plusieurs cas : meurtre de membres d’un groupe; atteinte grave à l’intégrité mentale de membres d’un groupe, soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique, totale ou partielle, etc.

Les personnes ayant commis le crime seront punies, qu'elles soient des gouvernants, des fonctionnaires ou des particuliers. Et le pouvoir de Yaoundé n'échappera pas à des sanctions

La participation du Mouvement de Février 2008 au forum international de la diaspora camerounaise à Ouagadougou du 25 au 27 mai 2017

Le Mouvement de Février 2008 lance également une invitation aux Camerounais de l'intérieure et de l’étranger, aux amis du Cameroun à venir participer au Forum international de la diaspora camerounaise d'Ouagadougou du 25 au 27 mai 2017 au Burkina Faso. La rencontre portera sur le thème:« Stratégies et organisation de la Diaspora camerounaise pour une contribution durable au changement socio-politique au Cameroun ».

Par ailleurs, le Mouvement de février 2008 au Cameroun y sera représenté par deux de ses délégués

S'agissant du nouveau bureau du Mouvement de février 2008

Les membres statutaires et fondateurs du Mouvement de Février 2008, conformément à la loi belge sur les associations, tiennent au terme de leurs travaux de refondation de cette organisation de lutte pour la démocratisation du Cameroun, à porter au public les votes, décisions et résolutions suivantes :

Conseil d’administration du mouvement de février 2008 au Cameroun

I- BUREAU EXECUTIF

Coordinateur : Thierry Amougou

1er vice coordinateur : Tchangue Marcel

2ème vice coordinateur : Kengong Laurent

Secrétaire exécutif : Kenfack Hermann

Secrétaire exécutif adjoint : Npoumfe Kamgue Giles

Secrétaire aux finances : Mohbeu Evarist

Secrétaire aux finances adjoint : Essomé Jacky

Secrétaire aux finances adjoint : Kouayep

Chargé de communication : Seumo Hugues

Chargé de communication adjoint : Kamegni Simplice et Fabrice Nyambe

Conseiller chargé de la mémoire et de l’histoire : ENOH Meyomesse

Conseiller chargé de la réconciliation : Ondoua Fouda Juliette

Conseiller chargé des relations avec des associations de la mémoire : Wolf Catherine

II MEMBRES FONDATEURS

Amougou Thierry

Kadji Elie

Seumo Hugues

Kenfack Herman

Tchangue Marcel

Le Mouvement de Février 2008 invite tous ses adhérents et sympathisants à donner le meilleur d’eux-mêmes au succès de cette re-fondation de l’action de la diaspora, afin de construire un rapport de forces réellement avantageux pour le peuple Camerounais face au régime défaillant du RDPC.

Le Mouvement de Février 2008 met en garde tous ceux qui, par activisme stérile, prendront le risque de contrevenir aux conclusions de son assemblée générale extraordinaire, seule instance souveraine pour décider de son avenir.

Le Mouvement de Février 2008, affirme haut et fort son soutien aux Forces Armées Camerounaises dans leur juste combat contre les terroristes obscurantistes de la secte BOKO HARAM.

Ce soutien à nos soldats n’enlève cependant rien à l’opposition ferme du Mouvement de Février 2008 au régime UNC-RDPC du Président Paul BIYA qui a conduit notre pays dans l’insécurité et la misère qui y règnent malheureusement encore.

Le Mouvement de Février 2008 demeure en ordre de bataille dans la revitalisation du Front des luttes citoyennes camerounaises pour la démocratisation effective du pays.

Vive le Cameroun

Fait à Bruxelles le 22 avril 2017.

Simplice Kamegni,
Chargé de communication adjoint